Articles et interventions



  • samedi 19 mai 2012 Catégorie : Articles et interventions

    Article de Laurent Aucher publié dans la revue L’homme et la société (n°181, 2011/3, pp. 215-232) et intitulé :
    Aline et la vraie vie. Critique du modèle conceptuel de la classe ouvrière de Maurice Halbwachs

    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no=37020&no_revue=20

    Résumé  : Ce texte s’inscrit dans le prolongement de l’article de Michel Verret, « Halbwachs ou le deuxième âge du durkheimisme » (1972), dans lequel l’auteur formule un certain nombre de critiques à l’encontre de la théorie des classes sociales du sociologue français Maurice Halbwachs. Pourtant, il s’en différencie en ce qu’il porte spécifiquement sur l’examen du modèle conceptuel de la classe ouvrière élaboré par Halbwachs, et que la critique de ce modèle s’appuie ici sur un exemple concret, le récit d’Aline, une ouvrière vierzonnaise d’une cinquantaine d’années interviewée à plusieurs reprises dans le cadre de ma thèse de doctorat. Le texte s’articule autour de deux parties : la première présente de manière synthétique le modèle étudié, la seconde confronte ce modèle au matériau empirique pour en critiquer l’opérabilité.

    Abstract  : Aline and real life. Criticism of the conceptual model of the working class, described by Maurice Halbwachs The text follows Michel Verret’s article, « Halbwachs or the second age of durkheimism » (1972), in which he expresses many critics towards the theory of social classes as developed by the French sociologist Maurice Halbwachs. Nevertheless the main differences lie on the way it focuses especially on the examination of the conceptual model of the working class, as developed by Halbwachs, but also on the criticism of this model based on a concrete example : the story of Aline, 50, a worker from Vierzon, I interviewed several times within the framework of my doctorate research. The text divides into two parts : the first shortly introduces the studied model and the second criticizes its operability by using the empirical material.


    Par : Anders Fjeld


  • vendredi 17 février 2012 Catégorie : Articles et interventions

    Pauline Vermeren et Jean Waddimir Gustinvil interviendront dans le colloque international "L’ethnologie et la construction de la nation politique, du peuple, du citoyen en Haïti" du 15 au 18 février à Port-au-Prince.
    Leurs interventions auront lieu vendredi le 17 février à 14h lors de la troisième session du jour : Entre l’implication et l’application du savoir ethnologique.

    Pauline Vermeren, L’ethnologie comme déplacement du regard : identité et existence à l‟épreuve de l‟idéologie de « race » en Haïti

    Jean Waddimir Gustinvil, Du « savoir » de l’Autre à la construction de soi : les enjeux du « savoir » dans la construction de l’Etat haïtien

    Le site internet du colloque : http://lettre.ueh.edu.ht/index.php?option=com_content&task=view&id=249&Itemid=1
    Le livret du colloque : http://lettre.ueh.edu.ht/pdf/Livret_colloque_ethnologie.pdf

    Voici les résumés des présentations :

    Pauline Vermeren :
    Du mouvement de réhabilitation de la « race noire » au noirisme, je propose de considérer le dynamisme existentiel d‟une « condition nègre/noire » en Haïti et la circulation transatlantique de cette question entre la France et la Caraïbe dans les années 1940 et au moment de la création du parti communiste haïtien. En fait, je souhaiterais mettre en relation la construction d‟une « question noire » et d‟un « être nègre/Noir » en France avec l‟implication des Haïtiens et de leur héritage historique, anthropologique et littéraire. Je considère les années 40 comme un basculement dans les représentations entre « Noirs » et « Blancs », pensé par une présence d‟intellectuels français (Césaire, Leiris, Breton, Sartre) en Haïti, et à travers l‟élaboration d‟une phénoménologie du regard comme fonction sociale et comme interrogation sur des identités situées. En quoi alors le préjugé de couleur -questionnement transatlantique-, affecta-t-il l‟étude ethnologique de la société haïtienne comme possibilité politique à construire une nation ?

    Jean Waddimir Gustinvil :
    La question du savoir dans la création de l‟État haïtien est au coeur des controverses dans les sciences sociales et humaines. Elle (cette controverse) peut être regroupée en trois grandes thèses. La première est celle qui explique l‟échec d‟Haïti par le conflit entre deux projets de société : celui des bossales et celui des créoles. Le triomphe du projet créole au lendemain de l’indépendance haïtienne va consacrer désormais la double logique qui régit la nouvelle société : celle de la République de Port-au-Prince par opposition au pays en dehors. Ainsi, l‟État, tel qu’il est émergé au lendemain de 1804 serait l‟aboutissement de ce projet, celui des créoles qui est la reproduction du modèle colonial. La seconde thèse voit dans l‟État haïtien un vestige du système colonial. L‟origine coloniale de l‟État haïtien serait la clé d‟explication de la nouvelle Haïti. La « corruption » qui bat son plein dans la société haïtienne en général et dans l‟administration publique en particulier n‟est que la continuité l‟ancienne administration coloniale. Ce qui fait de cet État, un État marron (1). Celui-ci détient un „‟savoir faire‟‟, „‟un imaginaire‟‟ dont le passé colonial serait le sésame pour sa compréhension. Haïti serait la fille légitime de saint Saint-Domingue. Dans ce cas : Qu‟est-ce que c‟est que Saint-Domingue dans sa vérité radicale ? Elle est le nom d‟un ’’vice moral’’, celui du goût démesuré de l‟argent, celui du souci d‟enrichissement vite au mépris de toute valeur éthique. « L’économie saint dominguoise érigée sur une absence totale de morale continuera en Haïti sur le même principe de base. Le refus de reconnaitre à l’homme noir ses droits imprescriptibles »(2). D‟après la troisième et la dernière thèse : L‟État haïtien serait un enfant bâtard de l‟État colonial. Il est né sans disposer les moyens de sa politique. Si l‟État européen s‟est constitué suivant un triangle composé : d‟une part, du prince, d‟autre part, celui de la science, et pour finir, avec une bourgeoisie, il en est autrement pour Haïti. L‟interaction entre les trois-la science, prince et le marchand, - c’est ce qui donne naissance à ce que l‟on va appeler l‟État moderne. Or, selon le tenant de cette thèse, Haïti serait le fruit d‟une amputation de l‟un des côtés du triangle. Donc, ce qui a engendré cet Etat ou dépouillé de toute „‟science‟‟.

    L‟une des constantes de cette controverse entre les différentes thèses est le mythe du modèle ‘’colonial unifié’’. Il y a le „‟modèle colonial‟‟ tout comme, il en existerait un „‟savoir colonial‟‟, comme le couple „‟savoir pouvoir‟‟ qui structurerait le mode-d-être-ensemble des haïtiens. Chez Gérard Barthélémy, ce modèle colonial correspond à celui d‟un savoir faire dont les Créoles seraient les dépositaires légitimes. En ce sens, il y aurait deux régimes de savoirs en conflits : celui des Créoles obsédé par le modèle du maitre, la grande propriété, et celui des nouveaux libres, des Bossales, la petite propriété. Le travail de Barthélemy est très important en ce sens qu‟il permet de saisir l‟une des contradictions majeures qui traversent la société haïtienne post-révolutionnaire : l’Illusion-de- la-science-révolutionnaire (3). Une „‟science‟‟ dont les nouveaux dirigeants d‟Haïti prétendent être les détenteurs légitimes via leur proximité aux anciens maitres. Or, la « science coloniale » n‟a été qu‟un moyen de domination pour les colons. Elle deviendra avec les nouveaux dirigeants instruments de mystification de la masse des nouveaux libres. Á suivre l‟argumentaire des différentes thèses : ce qui manque c‟est la dimension coloniales de la dite ’’science’’. Elle est négligée au profit de sa vertu „‟universelle‟‟(4). Tout se passe comme si le savoir dont le projet de la colonisation se trouve porteur est exempté de tout soupçon. Alors que, la dite « science n‟est pas une discipline unique, elle a recours à des textes dont les méthodes lui échappent – ni a une véritable doctrine –elle n‟a pas de même de constance proclamée, en un point de l‟espace et du temps » (4). Le caractère non scientifique de la dite „‟science coloniale‟‟ est attesté selon Dubreuil par le caractère hétérogène des pratiques discursives hétérogènes à l‟oeuvre dans la colonie qui constitue ce que l‟auteur appelle une « interzone » (5). L‟Illusion du savoir légitime n‟est pas le propre des révolutionnaires haïtiens. C‟est une constante de toute société post-révolutionnaire. Autrement dit, ce qui est à l‟oeuvre dans les sociétés dites « post », comme Haïti, ne constitue pas une nouveauté. De ce fait, ne faudrait-il renverser la question de l‟État, au lieu de faire Haïti une exception, ne serait-il pas plus juste de voir dans l‟État haïtien l‟expression du mal originaire qui en entache l‟institution étatique. Autrement dit, la colonialité serait le nom propre de tout État.


    Par : Anders Fjeld


  • lundi 23 janvier 2012 Catégorie : Articles et interventions

    Article de Manuel Cervera-Marzal publié dans la revue Variations n°16, titre :
    Prolonger Abensour : La désobéissance civile comme modalité de l’utopie

    Télécharger :
    http://theoriecritique.free.fr/encours.html


    Par : Anders Fjeld













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