Le blog des doctorants



  • lundi 18 février 2013 Catégorie : Soutenances

    Titre :
    La mémoire du collectif. Recherche sur la mémoire ouvrière : deux générations de métallurgistes à Vierzon

    Date, horaire et lieu :
    Mercredi 27 février 2013 à 14h en salle des thèses (salle 580F) de la Halle aux Farines, 10 rue Françoise Dolto, 75013 Paris (métro ou RER Bibliothèque François Mitterrand)

    Composition du jury :
    - Anne Kupiec (Professeur des Universités, Université Paris Diderot, membre du jury)
    - Jean-François Laé (Professeur des Universités, Université de Vincennes à Saint-Denis, membre du jury)
    - Marie-Claire Lavabre (Directrice de recherche au CNRS, rapporteur du jury)
    - Numa Murard (Professeur des Universités, Université Paris Diderot, directeur de thèse)
    - Olivier Schwartz (Professeur des Universités, Université Paris Descartes, rapporteur du jury)

    Résumé :
    Dans La Classe ouvrière et les niveaux de vie (1912), le sociologue français Maurice Halbwachs (1877-1945) élabore une théorie des classes sociales où il justifie la hiérarchie des classes par l’existence d’un « foyer central » : plus les classes sont intégrées et plus elles se situent à proximité du foyer. Selon lui, la classe ouvrière occupe la place la plus éloignée du foyer central en raison de l’isolement de l’ouvrier face à la matière inerte tout au long de sa journée de travail à l’usine. C’est en critiquant la théorie des classes sociales de Maurice Halbwachs – plus spécifiquement ce que j’ai appelé son « modèle conceptuel de la classe ouvrière » – que j’ai tenté d’articuler mon objet de recherche, la mémoire ouvrière, à la théorie halbwachsienne de la mémoire (Les Cadres sociaux de la mémoire : 1925 ; La Mémoire collective : 1950). Cela m’a amené à mettre en évidence, contre Halbwachs, le fait que si la mémoire individuelle se différencie de la mémoire sociale ou collective, en tant que la première est une faculté mentale, capable notamment de remémoration, et que la seconde est une métaphore rhétorique désignant un objet social transcendant, il faut bien que cette mémoire sociale se manifeste d’une manière ou d’une autre dans les mémoires individuelles, les seules observables.
    En m’appuyant sur un matériau empirique, plus particulièrement une enquête biographique réalisée à Vierzon auprès de deux générations de métallurgistes, j’ai pu ainsi constater qu’il existe un troisième objet, que j’ai désigné par le syntagme de « mémoire du collectif », situé entre la mémoire individuelle et la mémoire sociale ou collective, et qui prend la forme d’une sorte de courant de mémoire. Autrement dit, la mémoire du collectif s’apparente à la saisie de l’expérience collective par la mémoire individuelle. Cette saisie est liée à une contemporanéité et à une condition sociale d’existence (avec des différences entre les hommes et les femmes, entre les générations, etc.). Elle met en jeu trois « opérations sociales de la mémoire » : la « mémorisation », la « remémoration » et la « commémoration ». En conséquence, l’analyse des « thèmes de la mémoire » permet de montrer notamment que le rapport de domination sociale, auquel est soumise la classe ouvrière, n’est pas lié à l’existence d’un foyer central comme l’affirme Halbwachs mais résulte d’une opposition de classes.


    Par : Anders Fjeld


  • vendredi 23 novembre 2012 Catégorie : Soutenances

    Date : 10/12/2012 à 13H30
    Lieu : Salle 247 E Halle aux Farines GM

    Sujet : Islam, raison et politique. Une analyse inspirée de la pensée d’Eric VOEGELIN.

    Directrice de thèse : Professeure Anne Kupiec


    Par : Anders Fjeld


  • vendredi 23 novembre 2012 Catégorie : Soutenances

    Date : Le 08/12/2012 à 14H00
    Lieu : Salle 575 F Hall aux Farines GM

    Sujet : Arendt : le temps politique des hommes. Le temps comme dimension de la phénoménologie existentielle et politique de Hannah Arendt.

    Directeur de thèse : Etienne Tassin


    Par : Anders Fjeld


  • jeudi 22 novembre 2012 Catégorie : Ressources

    Enregistrement de la présentation de Howard Becker - Ecrire les sciences sociales par Pauline B. lors de la première séance du séminaire méthodologique des doctorants, 20/11/2012.

    Merci beaucoup Pauline !


    Par : Anders Fjeld 1 pièce(s) jointe(s)


  • jeudi 25 octobre 2012 Catégorie : Ressources

    Le dossier de bienvenue a été mise à jour.
    Il y aura bientôt des copies physiques au secrétariat du CSPRP.


    Par : Anders Fjeld 1 pièce(s) jointe(s)


  • mercredi 24 octobre 2012 Catégorie : Soutenances

    Soutenance le 11 décembre à 9h, salle G614, bâtiment G de l’Université Paris-Ouest


    Composition du jury : L. Blondiaux, E. Tassin, F. Langue, Y. Sintomer, P.
    Cingolani


    Par : François Reyssat


  • mercredi 24 octobre 2012 Catégorie : Soutenances

    Soutenance le 10 décembre 2012 à 9h, Salle 870, Bâtiment Olympe de Gouges, rue Jeanne Chauvin (entrée par la rue Albert Einstein), 75013 Paris


    Composition du jury : Nathalie Bajos, Benoît Bastard, Agnès Fine, Magali Mazuy, Marianne Modak, Numa Murard


    Par : François Reyssat


  • mardi 23 octobre 2012 Catégorie : Ressources

    Une séance de méthodologie consacrée à l’élaboration du plan de thèse : Valentine de Boisriou, doctorante au CSPRP, nous présentait les différentes étapes et les outils méthodologiques élaboré lors d’un atelier suivi au printemps 2012 à la faculté de sciences sociales de l’Université de Buenos Aires.

    - Enregistrement de la séance

    - Document préparé par Valentine qui résume les étapes de l’atelier

    Merci beaucoup Valentine pour cette séance et pour ce travail !


    Par : Anders Fjeld 2 pièce(s) jointe(s)


  • jeudi 11 octobre 2012 Catégorie : Evénements

    Pour inaugurer sa cinquième année d’existence, le séminaire des Aspects Concrets de la Thèse (EHESS) accueillera :

    Howard S. Becker (sociologue américain)
    pour parler du thème : La fabrication des savoirs pendant la thèse

    La rencontre aura lieu le lundi 05 novembre 2012 de 14h00 à 16h00, dans l’amphithéâtre de l’EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris.

    Pour plus d’informations sur le séminaire : http://act.hypotheses.org/


    Par : Anders Fjeld


  • samedi 6 octobre 2012 Catégorie : Réunions

    1) Présentation du nouveau site internet
    Anders a présenté les nouveaux possibilités du site internet du CSPRP pour les doctorants : d’un côté, accès personnalisé à la page personnelle pour mettre à jour son CV, pour ajouter des documents et pour tenir un calendrier personnel qui s’affichera aussi sur "Actualités doctorants" pour qu’on puisse tous être au courant des activités de recherche des uns et des autres, de l’autre côté le blog où tout le monde ayant accès à l’espace privé peut ajouter un message. Il suffit de lui envoyer un mail pour avoir un accès personnalisé et un document expliquant comment faire.

    2) Divers
    - Pauline, représentante des doctorants du CSPRP avec Charlotte auprès d’Encyclo, a présenté la revue de l’ED382 Encyclo et les perspectives futures.
    - Anders a présenté le groupe de lecture Histoire et politique et a rappelé qu’il y aura une réunion à jeudi 11 octobre 14h-17h aux Olympiades pour discuter du programme de cet automne.
    - L’atelier de lecture "Cultures populaires et rapport à l’écrit" reprendra aussi, les informations nécessaires sur ces deux groupes seront bientôt sur le site du CSPRP.
    - Pauline a proposé de créer un nouveau groupe de lecture autour de la question de la décolonisation ou autour d’études postcoloniales.

    - François rappelle que tous ceux qui souhaitent participer au réseau des doctorants sont les bienvenus, le groupe est tout à fait ouvert.
    - Nous voudrons mettre à jour le dossier de bienvenue et possiblement déposer des exemplaires dans la nouvelle salle des doctorants à Olympe de Gouges pour qu’il soit accèssible à tout le monde.
    - Nous souhaitons être informés de la venue de nouveaux doctorants ainsi que des échanges pour nous assurer que tout le monde est au courant du réseau des doctorants et de ses activités. Nous demanderons cela lors de la réunion du CSPRP.
    - Anders a informé qu’il y aura prochainement un changement au niveau de la représentation doctorale auprès de l’ED382, avec la possibilité de présenter un candidat du CSPRP. Il va aussi revenir sur la procédure d’élection du représentant doctorant au conseil scientifique de l’UFR Sciences Sociales.

    3) Le séminaire des doctorants
    Il y aura à priori trois séances ce semestre, les dates seront décidées lors de la réunion du CSPRP vendredi prochain. Pour le moment :
    Octobre : Anders et François
    Novembre : ? et ?
    Décembre : Pauline, Asli et Beatriz
    Janvier : ? et ?

    4) Séminaire méthodologique
    A la suite de trois séances méthodologiques pour les doctorants l’année passée (Gérome Truc sur la publication, Valentine de Boisriou sur un séminaire méthodologique et Laura Quintana avec une discussion autour de quelques thèses), nous avons discuté de la possibilité de mettre en place plus régulièrement un séminaire méthodologique pour le travail thésard. Le séminaire aura deux pôles : d’un côté soit l’invitation des chercheurs ou doctorants pour parler d’un aspect de la thèse soit une discussion autour d’un livre lié à la méthodologie, de l’autre côté un atelier où nous nous réunirons autour de certains exercices pratiques liés au travail de thèse. La fréquence sera a priori une fois tous les deux mois, et la première séance se tiendra le mardi 20 novembre à 9h et portera sur l’ouvrage de H. Becker, Ecrire les sciences sociales. La salle sera spécifiée plus tard.

    5) Organisation d’une journée d’étude
    A la suite des discussions - lors des journées doctorales en juin cet été - sur une redéfinition de la journée doctorale en janvier, nous avons discuté de la possibilité de transformer cette journée doctorale en une journée d’étude (donc plus comme un colloque).

    Trois éléments vont définir cette journée d’étude :
    1. La définition d’un thème "fort" avec un appel à communication,
    2. La grande majorité des participants seront des doctorants et jeunes chercheurs "de l’extérieur",
    3. Organisation d’un comité de lecture constitué de chercheurs et de doctorants du CSPRP.

    Le comité d’organisation est constitué par Alice, Anders, Barthélémy, François, Nadeznha et Rémi.
    Le planning provisionnel est le suivant : lancement de l’appel à communication milieu octobre, date limite fin novembre, invitations (suite aux déliberations du comité de lecture) le 15 décembre, la journée soit fin janvier soit mi-fevrier.
    Nous avons pensé avoir comme thème quelque chose autour de corps et politique, corps et émancipation ou corps et domination.


    Par : Anders Fjeld


  • samedi 28 juillet 2012 Catégorie : Réunions

    Voici un début d’ordre du jour :
    - journées d’étude janvier,
    - séminaire méthodologique,
    - séminaire des doctorants,
    - responsabilités réseau des doctorants,
    - groupe de lecture Histoire et politique,
    - informations revue Encyclo,
    - représentation l’UFR Sciences Sociales, l’ED382, l’IED,
    - le nouveau site CSPRP


    Par : Anders Fjeld


  • mardi 26 juin 2012 Catégorie : Journées doctorales

    Ci-joint le programme des Journées doctorales 2012 qui sera mis à la disposition des participants mercredi et jeudi.


    Par : Anders Fjeld 1 pièce(s) jointe(s)


  • mardi 12 juin 2012 Catégorie : Réunions

    La réunion avec Laura Quintana, professeure invitée par le CSPRP, et les doctorants du CSPRP aura lieu le mercredi 13 juin de 17h à 19h, salle 18 au rez-de-chaussée aux Olympiades. La séance portera sur des thèses en cours.


    Par : Anders Fjeld


  • samedi 19 mai 2012 Catégorie : Articles et interventions

    Article de Laurent Aucher publié dans la revue L’homme et la société (n°181, 2011/3, pp. 215-232) et intitulé :
    Aline et la vraie vie. Critique du modèle conceptuel de la classe ouvrière de Maurice Halbwachs

    http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no=37020&no_revue=20

    Résumé  : Ce texte s’inscrit dans le prolongement de l’article de Michel Verret, « Halbwachs ou le deuxième âge du durkheimisme » (1972), dans lequel l’auteur formule un certain nombre de critiques à l’encontre de la théorie des classes sociales du sociologue français Maurice Halbwachs. Pourtant, il s’en différencie en ce qu’il porte spécifiquement sur l’examen du modèle conceptuel de la classe ouvrière élaboré par Halbwachs, et que la critique de ce modèle s’appuie ici sur un exemple concret, le récit d’Aline, une ouvrière vierzonnaise d’une cinquantaine d’années interviewée à plusieurs reprises dans le cadre de ma thèse de doctorat. Le texte s’articule autour de deux parties : la première présente de manière synthétique le modèle étudié, la seconde confronte ce modèle au matériau empirique pour en critiquer l’opérabilité.

    Abstract  : Aline and real life. Criticism of the conceptual model of the working class, described by Maurice Halbwachs The text follows Michel Verret’s article, « Halbwachs or the second age of durkheimism » (1972), in which he expresses many critics towards the theory of social classes as developed by the French sociologist Maurice Halbwachs. Nevertheless the main differences lie on the way it focuses especially on the examination of the conceptual model of the working class, as developed by Halbwachs, but also on the criticism of this model based on a concrete example : the story of Aline, 50, a worker from Vierzon, I interviewed several times within the framework of my doctorate research. The text divides into two parts : the first shortly introduces the studied model and the second criticizes its operability by using the empirical material.


    Par : Anders Fjeld


  • samedi 5 mai 2012 Catégorie : Ressources

    Des conseils et ressources méthodologiques concernant les colloques sur ce site :
    http://enthese.hypotheses.org/295


    Par : Anders Fjeld


  • jeudi 22 mars 2012 Catégorie : Journées doctorales

    Nous avons le plaisir de vous annoncer que les Journées doctorales du CSPRP 2012 auront lieu les 27 et 28 juin.

    Le but de ces journées doctorales est de stimuler des échanges entre des doctorants, de jeunes docteurs, Postdoc et des enseignants-chercheurs autour des avancées des travaux de thèse présentés.

    Le dispositif des journées consiste toujours en une série de communications proposées par les doctorants, qui seront discutées par des enseignants-chercheurs ou des docteurs. Il y aura cependant deux innovations cette année.

    1) dans la mesure où le séminaire des doctorants se veut plus expérimental, en tant que lieu d’échange autour des difficultés rencontrées, des hésitations et des perplexités, la participation aux journées doctorales aura un caractère plus sélectif et sera soumise à l’appréciation d’une commission ad hoc, qui retiendra une douzaine de propositions. Les doctorants qui souhaiteraient présenter leur travail (avancée de la recherche, réflexions théorico-méthodologiques autour de leur problématique et des terrains choisis ...), sont invités à nous adresser un résumé de leur projet de communication (1 à 2 pages) précisant la nature de la contribution (problématisation, démarche méthodologique, résultats de terrain ou théoriques), l’état d’avancement, et les principaux éléments qui seront développés dans la présentation.

    2) nous aimerions qu’uncertain nombre de communications se rattachent à une thématique fédératrice, « Critique de la politique », liée aux axes de recherche du CSPRP. Cette thématique est à entendre au sens large comme :
    - élaborer une critique sociologique de la domination (sous ses formes classiques ainsi que sous ses nouvelles manifestations)
    - élaborer une critique de la raison politique (c’est-à-dire rechercher les racines théoriques de la domination)
    - restituer les critiques pratiques de la domination (c’est-à-dire rendre compte des luttes individuelles et collectives pour l’émancipation).

    Vu la diversité des travaux menés au CSPRP, ce thème n’est cependant pas obligatoire, il n’a qu’un caractère d’incitation et d’encouragement. C’est pourquoi votre proposition peut aussi porter sur la problématique de votre choix, sans avoir à vous forcer à la faire entrer artificiellement dans le cadre de la thématique.

    Les propositions devront parvenir par e-mail accompagnées du titre de la communication, de votre nom et prénom et de la mention « proposition libre » ou « proposition thématique » à l’adresse suivante : Claudia Girola claudia.girola@wanadoo.fr.

    Le nombre d’interventions étant limité, nous vous prions de ne pas tarder à vous manifester.
    Date d’envoi : avant le 15 avril.


    Par : Anders Fjeld


  • jeudi 22 mars 2012 Catégorie : Ressources

    1. Trois sites proposant une liste de revues en SHS

    - Sur le site d’AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) : http://www.aeres-evaluation.fr/Publications/Methodologie-de-l-evaluation/Listes-de-revues-SHS-sciences-humaines-et-sociales
    - Liste d’ERIH (European Index for the Humanities) : https://www2.esf.org/asp/ERIH/Foreword/search.asp (choissisez juste la discipline pour afficher toutes les revues)
    - JournalBase : http://journalbase.cnrs.fr/ (choissisez Discipline pour avoir une liste)

    2. Guides sur la publication pendant et avant la thèse pour les "jeunes chercheurs"

    - Alexandre Mathieu-Fritz et Alain Quemin, Publier pendant et après la thèse. Quelques conseils à l’attention des jeunes sociologues : http://socio-logos.revues.org/107
    - Jade Legrand, Entrer dans la ronde des revues en SHS : http://act.hypotheses.org/830

    3. Deux sites sur les critères d’évaluation en SHS

    - Les critères d’évaluation ou d’identification des chercheurs et enseignants-chercheurs "publiants" d’AERES : http://www.aeres-evaluation.fr/IMG/pdf/Criteres_Identification_Publiants.pdf
    - "Evaluation de la recherche en SHS" sur le site hypothèses : http://evaluation.hypotheses.org/


    Par : Anders Fjeld


  • dimanche 18 mars 2012 Catégorie : Journées doctorales

    L’équipe d’animation des séminaires et des journées doctorales (composée de Anders, Asli, Pauline, Manolo, et François, et ouverte à toute personne souhaitant s’y impliquer), sur la base des idées de certain-e-s enseignant-e-s, a décidé de modifier un peu les formats proposés, afin d’améliorer la qualité de la formation doctorale qui peut s’y exercer.

    Nous avons estimé qu’il y avait trop de flou dans la définition des fonctions de ces deux moments, ce qui amenait parfois des malentendus, et les rendait moins efficaces. L’idée est donc de dissocier plus clairement les choses.

    Les séminaires, que nous continuerons à organiser tout au long de l’année, auront clairement pour but de permettre aux doctorant-e-s de parler de leurs travaux, de leurs difficultés, de leurs questionnements, le plus librement possible. Il ne faut donc pas hésiter à y présenter quelque chose, même si l’on ne se sent pas très sûr-e de soi. Pour l’instant, nous en organisons un par mois, mais si les demandes se font plus nombreuses, on peut envisager d’augmenter le rythme.

    La ou les journées doctorales de juin va être modifiée de manière plus importante. L’idée est d’en faire quelque chose de plus "sérieux", qui ressemble dans la forme à une journée d’étude classique, afin de répondre à plusieurs objectifs :
    1. créer un espace, inexistant aujourd’hui, permettant de s’entraîner à présenter une communication avec toutes les contraintes que cela peut avoir (thème de l’appel à communication, comité de lecture, respect des temps de parole ou du nombre de signes pour les résumés...). Cela permettra de se confronter à une situation réelle de ce type, qui restera cependant facilitée par la proximité géographique, mais aussi le fait de connaître les membres du comité de lecture afin de pouvoir discuter avec eux.
    2. susciter une dynamique de recherche chez les doctorant-e-s du CSPRP. Aujourd’hui, il y a relativement peu de travail en équipe, et peu de visibilité extérieure des doctorant-e-s du CSPRP. Le but est de remédier à cela : nous sommes bien une équipe de recherche, pas seulement une addition de thèses, et cela implique de faire des choses ensemble.

    Concrètement, il y aura pour la prochaine journée doctorale un appel à communication, rédigé autour d’un thème (qui sera large, afin que les doctorant-e-s du CSPRP puissent facilement s’y retrouver). Nous demanderons aux participant-e-s de nous envoyer un résumé de leur intervention environ un mois et demi avant, qui sera soumis à un comité de lecture, composé de deux enseignant-e-s et deux doctorant-e-s. Après l’accord de ce dernier, nous demanderons le texte complet une semaine avant pour le transmettre au/à la discutant-e. Nous avons également décidé d’ouvrir la participation aux doctorant-e-s extérieur-e-s. Toutefois, une priorité sera accordée aux membres du CSPRP, et l’appel à communication ne sera pas diffusé sur des listes mais par les seuls réseaux personnels, pour éviter d’avoir trop de demandes.

    Certain-e-s ont émis des réserves quand au risque d’exclure des gens par l’adoption d’un thème. Nous rappelons donc que cela n’est absolument pas la volonté, et que les doctorant-e-s ne doivent pas hésiter à présenter un travail s’inscrivant dans des perspectives différentes, tant qu’ils font l’effort de montrer en quoi ce travail est lié au thème.

    En ce qui concerne la journée de janvier, les choses ne sont pas encore tranchées, nous préférons attendre de voir comment se passe celles de juin sous ce nouveau format.

    Nous espérons que ces quelques modifications permettront d’améliorer la formation de chacun et de donner des perspectives de recherche aux doctorant-e-s. Bien évidemment, votre avis est le bienvenu, nous ferons de notre mieux pour que chacun et chacune s’y retrouve, et nous ajoutons que la meilleure façon de porter votre voix est de participer directement à l’organisation des choses.


    Par : Anders Fjeld


  • vendredi 17 février 2012 Catégorie : Articles et interventions

    Pauline Vermeren et Jean Waddimir Gustinvil interviendront dans le colloque international "L’ethnologie et la construction de la nation politique, du peuple, du citoyen en Haïti" du 15 au 18 février à Port-au-Prince.
    Leurs interventions auront lieu vendredi le 17 février à 14h lors de la troisième session du jour : Entre l’implication et l’application du savoir ethnologique.

    Pauline Vermeren, L’ethnologie comme déplacement du regard : identité et existence à l‟épreuve de l‟idéologie de « race » en Haïti

    Jean Waddimir Gustinvil, Du « savoir » de l’Autre à la construction de soi : les enjeux du « savoir » dans la construction de l’Etat haïtien

    Le site internet du colloque : http://lettre.ueh.edu.ht/index.php?option=com_content&task=view&id=249&Itemid=1
    Le livret du colloque : http://lettre.ueh.edu.ht/pdf/Livret_colloque_ethnologie.pdf

    Voici les résumés des présentations :

    Pauline Vermeren :
    Du mouvement de réhabilitation de la « race noire » au noirisme, je propose de considérer le dynamisme existentiel d‟une « condition nègre/noire » en Haïti et la circulation transatlantique de cette question entre la France et la Caraïbe dans les années 1940 et au moment de la création du parti communiste haïtien. En fait, je souhaiterais mettre en relation la construction d‟une « question noire » et d‟un « être nègre/Noir » en France avec l‟implication des Haïtiens et de leur héritage historique, anthropologique et littéraire. Je considère les années 40 comme un basculement dans les représentations entre « Noirs » et « Blancs », pensé par une présence d‟intellectuels français (Césaire, Leiris, Breton, Sartre) en Haïti, et à travers l‟élaboration d‟une phénoménologie du regard comme fonction sociale et comme interrogation sur des identités situées. En quoi alors le préjugé de couleur -questionnement transatlantique-, affecta-t-il l‟étude ethnologique de la société haïtienne comme possibilité politique à construire une nation ?

    Jean Waddimir Gustinvil :
    La question du savoir dans la création de l‟État haïtien est au coeur des controverses dans les sciences sociales et humaines. Elle (cette controverse) peut être regroupée en trois grandes thèses. La première est celle qui explique l‟échec d‟Haïti par le conflit entre deux projets de société : celui des bossales et celui des créoles. Le triomphe du projet créole au lendemain de l’indépendance haïtienne va consacrer désormais la double logique qui régit la nouvelle société : celle de la République de Port-au-Prince par opposition au pays en dehors. Ainsi, l‟État, tel qu’il est émergé au lendemain de 1804 serait l‟aboutissement de ce projet, celui des créoles qui est la reproduction du modèle colonial. La seconde thèse voit dans l‟État haïtien un vestige du système colonial. L‟origine coloniale de l‟État haïtien serait la clé d‟explication de la nouvelle Haïti. La « corruption » qui bat son plein dans la société haïtienne en général et dans l‟administration publique en particulier n‟est que la continuité l‟ancienne administration coloniale. Ce qui fait de cet État, un État marron (1). Celui-ci détient un „‟savoir faire‟‟, „‟un imaginaire‟‟ dont le passé colonial serait le sésame pour sa compréhension. Haïti serait la fille légitime de saint Saint-Domingue. Dans ce cas : Qu‟est-ce que c‟est que Saint-Domingue dans sa vérité radicale ? Elle est le nom d‟un ’’vice moral’’, celui du goût démesuré de l‟argent, celui du souci d‟enrichissement vite au mépris de toute valeur éthique. « L’économie saint dominguoise érigée sur une absence totale de morale continuera en Haïti sur le même principe de base. Le refus de reconnaitre à l’homme noir ses droits imprescriptibles »(2). D‟après la troisième et la dernière thèse : L‟État haïtien serait un enfant bâtard de l‟État colonial. Il est né sans disposer les moyens de sa politique. Si l‟État européen s‟est constitué suivant un triangle composé : d‟une part, du prince, d‟autre part, celui de la science, et pour finir, avec une bourgeoisie, il en est autrement pour Haïti. L‟interaction entre les trois-la science, prince et le marchand, - c’est ce qui donne naissance à ce que l‟on va appeler l‟État moderne. Or, selon le tenant de cette thèse, Haïti serait le fruit d‟une amputation de l‟un des côtés du triangle. Donc, ce qui a engendré cet Etat ou dépouillé de toute „‟science‟‟.

    L‟une des constantes de cette controverse entre les différentes thèses est le mythe du modèle ‘’colonial unifié’’. Il y a le „‟modèle colonial‟‟ tout comme, il en existerait un „‟savoir colonial‟‟, comme le couple „‟savoir pouvoir‟‟ qui structurerait le mode-d-être-ensemble des haïtiens. Chez Gérard Barthélémy, ce modèle colonial correspond à celui d‟un savoir faire dont les Créoles seraient les dépositaires légitimes. En ce sens, il y aurait deux régimes de savoirs en conflits : celui des Créoles obsédé par le modèle du maitre, la grande propriété, et celui des nouveaux libres, des Bossales, la petite propriété. Le travail de Barthélemy est très important en ce sens qu‟il permet de saisir l‟une des contradictions majeures qui traversent la société haïtienne post-révolutionnaire : l’Illusion-de- la-science-révolutionnaire (3). Une „‟science‟‟ dont les nouveaux dirigeants d‟Haïti prétendent être les détenteurs légitimes via leur proximité aux anciens maitres. Or, la « science coloniale » n‟a été qu‟un moyen de domination pour les colons. Elle deviendra avec les nouveaux dirigeants instruments de mystification de la masse des nouveaux libres. Á suivre l‟argumentaire des différentes thèses : ce qui manque c‟est la dimension coloniales de la dite ’’science’’. Elle est négligée au profit de sa vertu „‟universelle‟‟(4). Tout se passe comme si le savoir dont le projet de la colonisation se trouve porteur est exempté de tout soupçon. Alors que, la dite « science n‟est pas une discipline unique, elle a recours à des textes dont les méthodes lui échappent – ni a une véritable doctrine –elle n‟a pas de même de constance proclamée, en un point de l‟espace et du temps » (4). Le caractère non scientifique de la dite „‟science coloniale‟‟ est attesté selon Dubreuil par le caractère hétérogène des pratiques discursives hétérogènes à l‟oeuvre dans la colonie qui constitue ce que l‟auteur appelle une « interzone » (5). L‟Illusion du savoir légitime n‟est pas le propre des révolutionnaires haïtiens. C‟est une constante de toute société post-révolutionnaire. Autrement dit, ce qui est à l‟oeuvre dans les sociétés dites « post », comme Haïti, ne constitue pas une nouveauté. De ce fait, ne faudrait-il renverser la question de l‟État, au lieu de faire Haïti une exception, ne serait-il pas plus juste de voir dans l‟État haïtien l‟expression du mal originaire qui en entache l‟institution étatique. Autrement dit, la colonialité serait le nom propre de tout État.


    Par : Anders Fjeld


  • jeudi 2 février 2012 Catégorie : Ressources

    Voici des mailing listes auxquels vous pouvez vous inscrire pour recevoir des mails relatifs à la vie du doctorant (infos séminaires, colloques, insertion monde pro, charges de cours, etc...).

    Un conseil : créez-vous une boîte mail spéciale pour les listes, car il y a des dizaines de mails par jour.

    Mailing-list de l’Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)
    - http://ancmsp.com/-mailing-list-

    Docpostdoc Ethno
    - http://fr.groups.yahoo.com/group/docpostdoc-ethno/
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